ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE

ABBAYE
  Origines -Temps des Mérovingiens
   
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Eléments de biographie :
 
SAINT
PACHOME


 

 

 Saint Pachôme (Pacôme)

  Fête le 14 mai 

   Naissance 286 , Haute-Egypte

 Mort 346 - Idem


L'authenticité des documents relatifs à la vie de Pachomius est sérieusement discutée. Celui qui semble mériter le plus de confiance est la traduction latine, faite au VIe siècle par Denys le Petit, d'une relation écrite par un contemporain, moine à Tabenna (voir prochain §). D'après ce récit, Pacôme serait né dans la Basse-Egypte, à Esneh, de parents riches et païens. Il faisait partie de l'armée de Constantin, pendant la guerre contre Maxence, lorsqu'il se convertit au christianisme après la guerre, touché par la charité avec laquelle des chrétiens l'avaient traité ainsi que ses compagnons en détresse. Il s'installa dans le village de Seneset ( actuel Kars-Es-Sayad ) et s'attacha aussitôt à Palémon, disciple d'Antoine, anachorète renommé pour son austérité. Il se distingua lui-même par une merveilleuse abstinence à l'égard de la nourriture et du sommeil, et aussi par de, nombreux miracles, opérés principalement dans la lutte contre les démons, avant d'être invité (épisode de la rencontre avec l'ange) à regrouper des solitaires dans le désert de Tabennesi ( ou Tabenne, Tabenna, Tabennesi, Tabennisi) :

----Carte de l'Egypte Ptolémaïque et Byzantine (- 300 à + 1000 env.)


Tabenne est une île du Nil, un peu au-dessous d'Assouan, sur le Nil, où de nombreux ascètes vinrent se joindre à lui. Vers 340, guidé selon la tradition par une révélation divine, il fit bâtir à ses disciples un établissement commun (koïnobion), dans lequel les cellules étaient rangées suivant le plan du campement des légions romaines, et il institua une règle imitée de l'organisation et de la discipline militaires, avec l'obéissance absolue pour article fondamental et des occupations à heures fixes : Travail manuel, exercices religieux : ce serait la première règle connue. En quelques années, le nombre des cénobites s'éleva à trois mille, qu'il fallut répartir entre dix communautés distinctes. Un contemporain, Palladius, qui visita 1'Egypte avant la fin du IVe siècle, rapporte qu'ils étaient quatorze cents dans la maison mère et sept mille dans les annexes. (voir aussi
ABBAYE - Origines - La Haute Egypte)
 
Cette œuvre de concentration et de réglementation se propagea rapidement dans les contrées voisines. Pacôme avait fait aussi la part des femmes, en fondant pour elles sur les bords du Nil, non loin de Tabenna, un établissement cénobitique, qui fut placé sous la direction de sa sœur. A l'obéissance, la règle qui leur fut donnée ajouta, dit-on, l'obligation du silence. Vers 336-337 Pachôme s'installe dans un monastère qu'il a fondé : Phbôou (Phbow, Fau, Pabau), en aval de Tabenne. D'autres se succèderont qui, comme dans le cas précédent, seront dictés par le surnombre des monastères existants, ou qui naîtront de la volonté des évêques d'établir des couvents dans leurs diocèses, mais d'autres aussi, abritent déjà des communautés existantes désirant suivre la règle de Pachomius. Dans le premier cas on trouve, dans le même diocèse de Phbôou, Shenesêt, situé un peu à l'ouest de Phbôou, et Thmoushons, un peu plus loin, de l'autre côté du Nil.
"Avec Thbêou commence une deuxième série de fondations qui furent probablement réalisées vers la fin de la vie de Pachôme, entre 340 et 345. Ce furent d'abord trois monastères rapprochés les uns des autres, dans la région de Shmin, et un quatrième et dernier, dans une tout autre direction, assez loin au sud du premier groupe, à Phnoum. Assez tôt Pachôme confia à Pétronios, qui avait fondé et dirigé le monastère de Thbêou avant que celui-ci ne soit intégré dans la Koinonia pachômienne, une responsabilité générale sur tous les monastères de la région de Shmin. Pétronios succéda à Pachôme à la tête de la Koinonia en 346, mais pour quelques mois seulement. Il fut remplacé par Horsièse qui, à la suite d'une grave crise d'autorité, dut, cinq ans plus tard, remettre le gouvernement à Théodore, qui l'exerça jusqu'à sa mort en 368. Horsièse reprit alors la direction de la Koinonia jusqu'à son décès, vers 380. (...)A la mort de Pachôme la Koinonia comptait neuf monastères d'hommes en plus de deux monastères de femmes."

texte d'Armand Veilleux, extrait de la page web :
http://users.skynet.be/scourmont/Armand/wri/mon-gno-fra.pdf

La date de sa mort est fort diversement rapportée : 349 suivant les Bollandistes*, 405 suivant une chronique prétendant qu'il atteignit l'âge de 110 ans.

* Bollandistes : "Les Bollandistes sont un groupe de Jésuites, centrés sur la Belgique, qui tiennent leur nom de l'un des premiers fondateurs, Jean Bolland, au 17e siècle [ou Bollandus, (1596-1665)]. Chargés d'éditer une collection de vies des saints qui fasse autorité, ils ont produit depuis 1643 un nombre important d'ouvrages du monumental "Acta Sanctorum", qui n'est pas encore achevé (les mois de novembre et décembre ne sont pas terminés). Les Bollandistes ont un site Internet en Belgique : http://www.kbr.be/~socboll/, et une revue (Analecta Bollandiana). Les publications des Acta Sanctorum se sont échelonnées sur 3 siècles (Bruxelles, 1643–1770, 1894– ; Paris et Rome, 1866, 1887). A noter que ces ouvrages sont entièrement rédigés en latin, à l'exclusion de toute autre langue (quoniam lingua latina universale est !). La collection complète comprend actuellement 63 volumes, plus un volume supplémentaire publié en 1875 contenant des tables et des outils de recherche dans les différents volumes."

extrait de : http://cirdomoc.free.fr/Bolland.htm
[...] NDE

On lui attribue une règle (imprimée à Rome en 1575), qui s'inspirerait d'aphorismes pharaoniques dits "de la Sagesse d'Aménémopé" .On la présente comme la traduction faite par saint Jérôme d'un original grec ou copte (langue dans laquelle elle a été originellement écrite), quoique saint Jérôme n'ait point mentionné Pacôme parmi les écrivains chrétiens. En fait, il a dû donner une règle au Koïnobion qu'il dirigeait. La légende affirme qu'elle lui fut remise par un ange, gravée sur une tablette d'airain. Mais il est vraisemblable que la règle ou plutôt les règles qui portent le nom de Pacôme ont été largement amplifiées par ses successeurs.

Pacôme aurait aussi écrit diverses épîtres, qui ne nous sont point parvenues. Il est douteux qu'il soit l'auteur des Monita spiritualia et des Verba mystica.

Sources :
http://assets.cambridge.org/0521471370/sample/0521471370web.PDF (carte Egypte)
http://www.nb.no/baser/schoyen/4/4.1/413.html (manuscrit)



 

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