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- PIGMENTS ROUGES (rubrus, rubrum)
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- Garance,
- Alizarine
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- waranta, warantia, warentia, varentia,
garantia
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racines
racines broyées
couleur naturelle
Echantillon très fidèle de la
couleur synthétique, des nuances variées obtenues.
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- Originaire du bassin méditerranéen,
la garance des teinturiers (Rubia tinctoria, on trouve
parfois tinctorium) est la cousine du café, du
quinquina ou du gardénia. Elle appartient à la
famille des Rubiacées (Rubiaceae) et mesure de
0.60 à 1 m de hauteur.
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- Ses rhizomes (racines), séchés,
broyés et blutés, donnent, pour simplifier, deux
colorants rouges principaux : la purpurine et l'alizarine, nom
donné au pigment aujourd'hui et qui nous vient de l'arabe
al-`usâra, al-lizari, oussara : jus, suc
extrait d'une plante. du verbe "açara", "asarah"
: presser (une plante pour en extraire le jus)
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- La purpurine est d'avantage rouge que
l'alizarine, mais elle a le défaut de moins bien résister
à la lumière. De ce rouge, les peintres font une
belle laque et naguère, le mélangeaient à
l'alumine pour obtenir une belle couleur rose. Les Gaulois, eux,
la mélangeaient avec le bleu du pastel pour en faire une belle teinte violette. Au
contraire d'une teinture naturelle, la garance ne se mêlait
aux fibres (animales ou végétales) qu'aidée
d'un calcaire (additionnée parfois de craie) et d'un mordant,
souvent l'alun.
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- Ces substances chromatiques se fixent
en dessous de l'écorce, dans l'aubier. S'il restait beaucoup
d'écorce après le blutage, la garance était
dite "robée" (mauvaise). A l'inverse,
elle était "non robée".
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- En fait, les racines (peut-être
même les fanes) contiennent d'autres principes chromatiques
(du jaune au pourpre), telle la xanthopurpurine, colorant jaune
orangé, la rubiadine (colorant rouge) et d'autres1. Solubles dans l'eau, ces colorants ont la
faculté étonnante de colorer en rouge les os des
animaux ou des hommes qui en ingèrent.
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Le pantalon
garance de notre poilu, ici un fantassin de 1914, est une cible
lumineuse pour les mitrailleuses des artilleurs allemands. Il
sera remplacé en 1915 par une tenue bleu horizon.
képi du second Empire (1852-1870) coiffant
le médecin Major de 1ère classe (ici, avec tresse,
instauré à compter de 1854).
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- La garance est attestée depuis
quatre millénaires au moins en Inde, en Perse ou en Egypte.
Dioscoride la mentionne sous le nom d'Erythrodanon (?) Pline
(Hist. Nat.livre XIX, 17) utilise un de ses noms
- latins : Rubia (rouge).
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- Plusieurs siècles après,
les Carolingiens utilisent le terme warentia. Si Du Cange
prétend que varantia, déclinaison du latin
médiéval changé en "warantia",
"warentia" (voir Capitulaire
de Villis) est issu de verus,
"vrai", à cause du rouge éclatant du
colorant, cela ne semble guère plausible.
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- En effet, ce mot semble plutôt
apparenté au francique warjan, wratja, wraihja
(goth), du verbe wreihan, "protéger"
: l'anglais et l'allemand ont conservé ce verbe sous la
forme respective de "ward" et "warten".
Par ailleurs, Wraihja était un nom propre chez
les Ostrogoths, transcrit en latin par Uraia, Uraias ("Oraia",
dans l' Abrégé chronologique de l'histoire de
France, par le Sr. de Mezeray, édition 1696). Cet
Uraias était le neveu et le chef du roi goth Vitigès
qui pilla Milan en 538/539.
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- Quant à savoir le lien entre
l'idée de protection et le rouge de la garance....personne
n'a vraiment de réponse. Il faut peut-être chercher
du côté symbolique : le caractère protecteur
de la garance antique est peut-être
dû au fait que le rouge est couleur du pouvoir, du roi,
de l'armée, qui est chargée de défendre
un pays : Le seul Wraihja célèbre que nous connaissions
ne commandait-il pas lui-même l'armée des Goths
? Notons aussi que l'armée française utilisait
encore l'alizarine au début de la première guerre
mondiale (1914-1918) pour teindre les pantalons et les képis
de ses uniformes : voir images de gauche
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- Par un glissement classique du w/v
vers le g, warantia devint "garantia", et enfin
"garance", en français. C'est là l'origine
des mots "garant","garantie", dû au
fait que le prix de la garance était fixé et contrôlé
par l'Etat.
- Le commerce de la garance a créé
un vocabulaire technique : Garançage, garancer (action
de teindre), Garancerie
(n. f , Lieu du garançage), Garanceur n. m. (l'ouvrier),
Garancière ( n. f, champ cultivé).
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- La fabrication industrielle de l'alizarine
de synthèse entraîna l'arrêt total de la culture
de la garance très développée en France.
- En 1860, le Vaucluse produit près
de la moitié de la production mondiale de garance ! Hélas,
la production s'effondre totalement quand est synthétisée,
en 1869 l'alizarine artificielle, le principe même ayant
été découvert plus de 40 ans auparavant,
en 1826/1827,
- par le talentueux chimiste Pierre Robiquet
(1780-1840), aussi découvreur (entre autres) de la
caféine et de la codéine
La garance est connue pour être cholagogue, antilithiasique,
emménagogue, apéritive, astringente, diurétique,
laxative.
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- NOTES
:
- 1.
Principes chromatiques
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- "La racine de
garance contient d'autant plus de colorants différents
qu'elle est âgée, jusqu'à 19 colorants. La
racine âgée d'un an n'en contient que quatre. Mais
tous sont construits sur la molécule d'anthraquinone.
Alors qu'est-ce que l'anthraquinone ? L'anthraquinone est une
molécule composée de 14 atomes de carbone, arrangés
en hexagone donc. Sur l'hexagone du centre, deux oxygènes,
mais si je mets ici un OH et là un autre OH, c'est-à-dire
un oxygène, un hydrogène deux fois, j'ai l'alizarine,
qui est le principal colorant présent dans la racine de
garance. En en rajoutant un troisième, j'obtiens la purpurine,
le deuxième colorant en importance dans la racine de garance.
Mais dans la racine de garance, ces colorants sont présents
soit sous forme libre, c'est-à-dire ainsi, ou sous forme
de glycoside. Un glycoside est une association avec un sucre.
En l'occurrence ici, nous avons le primevérose.
- La racine fraîche
est impropre pour la teinture comme pour la préparation
de pigments. Pour cela, on va la sécher, et puis ensuite
la racine sera battue pour en détacher la terre adhérente
et enfin robée. Le robage consiste à écraser
la racine sèche sous des meules légères
pour en détacher les radicelles, les parties d'écorces
inutiles, et puis broyer grossièrement la racine. Après
ce traitement, les propriétés tinctoriales de la
racine ne sont toujours pas idéales. Il va falloir hydrolyser
les glycosides dont nous avons parlé à l'instant.
L'hydrolyse consiste à séparer le colorant du sucre,
c'est-à-dire qu'on va démonter le glycoside. Voilà,
le sucre est éliminé et le colorant, en l'occurrence
l'alizarine, retrouve ses deux hydrogènes ici. Alors il
existe de nombreuses recettes de laques de garance, mais les
recettes précises ne sont pas antérieures au 18ème
siècle. "
- extrait
de la page :
- http://archives.arte-tv.com/hebdo/archimed/20010220/ftext/sujet6.html
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- Orseille,
- pourpre française
(tardif)
- rocelle ?
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- Fucus
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- dessin
de rocella tinctoria, tiré de
- "Historia
Muscorum" (1742), de Jacob Johann Dillenius (1684-1747),
professeur anglais de botanique à Oxford, d'origine germanique.
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La rocella tinctoria
est un lichen (mi-algue, mi-champignon) de la même famille
qu'un arbrisseau bien connu, le henné (Lawsonia inermis),
les Lythracées. L'orseille pousse sur les rochers en bords
de mer Méditerranée et est utilisée depuis
la plus haute antiquité, en Mésopotamie notamment.
- Ce lichen donne principalement un colorant
rouge appelé orcéine (qu'on trouve aussi
chez un autre lichen : Lecanora parella) :
vue au microscope d'un tissu de cellule coloré
à l'orcéine (et non d'un chou rouge !), très
fréquemment employée à cet effet.
- Cependant diverses couleurs et textures
(teintures, encres, laques : voir recette2.) sont obtenues
à partir de ce lichen, selon les traitements qu'on fait
subir à ses principes chromatiques, comme pour bon nombre
des plantes tinctoriales en générales. A côté
du rouge de l'orcéine c'est surtout du bleu et des nuances
de pourpre que l'on peut obtenir (pour
le bleu, voir Folium,
tournesol). Ces différents
colorants ont été mis en évidence par Kane
(1840), et s'appellent azolithmine (rouge-brun tournant au bleu
en milieu alcalin), spaniolithmine (rouge éclatant, bleu
sous ammoniaque) , érythroléine (pourpre) et érythrolithmine
(rouge vif à l'air, bleu sous ammoniaque)....on en mangerait
!
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- De nombreux mots latins sont issus
du grec phykos, phikos, phukos, "algue". De par la
qualité tinctoriale de certaines algues, ce qui, en latin,
a trait à la teinture se rapporte au grec :
- fuco, fucare
c'est teindre, farder, colorer.
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- Le fucus latin serait assez
spécifiquement lié à notre orseille, ainsi
que ses dérivés : fucina, fucinorum, qui
désignent des laines teintes à l'orseille. Ce que
nous appelons communément fucus aujourd'hui (fucus
vesiculosus) était le quercus marina [chêne
marin] de Pline, par exemple, et non un fucus, qui désignait
plutôt la teinture, la pourpre, le fard. C'est alga,
algae, qui désignait plutôt les algues en général.
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- Le principe de l'orcéine fut
découvert par Pierre Robiquet (voir couleur précédente)
et synthétisé, ce qui causa la perte de la couleur
naturelle. Reconnue toxique pour l'alimentation (colorant alimentaire
E 121), l'Union Européenne en a interdit l'usage alimentaire.
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- NOTES
:
- 2.
" La laine, non mordancée,
teinte au bouillon dans un bain d'orseille ordinaire, prend une
belle nuance rouge pur, ou rouge violacé, ou violette,
suivant la qualité du produit. La pourpre française,
débarrassée de sa chaux par l'acide oxalique et
neutralisée par l'ammoniaque, teint la laine en violet-
pourpre très solide. Pour les nuances groseille vif, groseille
violet foncé, on teint en orseille seule, la laine préaleblement
mordancée avec le mordant pour rouge. (C'est à
dire 10 kg. de laine que l'on fait bouillir durant 1 heure, dans
un bain contenant 1 kg. de crème de tartre et 2 litres
de dissolution d'étain. Cette dissolution d'étain
étant elle même obtenue en mélant: 400 gr.
de sel marin, 1 kg. 250 d'étain, et 8 litres d'acide nitrique.)
L'orseille servait encore, en concurrence avec d'autres matières
colorantes, pour obtenir les nuances suivantes:
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- - Amarante roue ... Mordant pour rouge
(on vient de voir sa composition, cochenille et orseille.
- - Amarante vif ... Même chose,
mais en augmentant la proportion d'orseille.
- - Feuilles mortes ... On mordance avec
de l'alun et de l'acide sulfurique (pour 10 kg. de laine, il
faut 2 kg. d'alun, 20 gr. d'acide sulfurique, et on fait bouillir
1 heure) Puis on teint en mélange d'orseille, de carmin
d'indigo et de curcuma.
- - Bois ... On mordance avec de la crême
de tartre et de la dissolution d'étain, et on teint en
Orseille, carmin d'indigo, extrait de Cuba et curcuma.
- Carmélite ... Même mordant et même matières
colorantes, mais dans des proportions differentes.
- Pommerolle ... Même chose, seules les proportions des
differents colorants varient."
- Paul Schützenberger,
Traité des matières colorantes,
comprenant leurs applications à la teinture, etc., vol
1, Paris, 1867.
http://www.chriscooksey.demon.co.uk/lichen/pourpre.htm
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- Orcanette,
- Alkanna,
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- Anchusa
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- article extrait de :
"L'art des expériences, ou avis aux amateurs de la
physique, sur le choix, la constitution et l'usage des instrumens
; sur la préparation et l'emploi des drogues qui servent
aux expériences", par
l'abbé Jean Antoine Nollet,
Edition à Paris : chez P.E.G. Durand, Neveu, 1770
- Teinture d'alkannine
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Alkanna tinctoria
(L.) Tausch (anchusa tinctoria) est une plante
de la famille des Borraginacées, communément appelée
Orcanette tinctoriale, Buglosse, Orcanette ou Buglosse des teinturiers,
Orcanète. C'est l'écorce de la racine qui fournit
le colorant, d'une magnifique teinte
quand on la fait tremper dans l'alcool, dit-on, ce qui ne saurait
pourtant faire oublier sa grande fugacité.
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- La couleur de l'orcanette, du carmin
au pourpre soutenu, est l'alcannine (alkannine, anchusine), un
des alcaloïdes insaturés du type pyrrolizidine,.
Elle est obtenue avec traditionnels mordants (souvent, l'alun),
liants (huile, surtout, car plus liposoluble qu'hydrosoluble)
et adjuvants (alcalis).
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- Le nom scientifique du genre alkanna
vient de l'arabe al-henna, c'est le fameux henné
(voir colorant précédent; l'orseille), lui-même
appelé communément alkanna, pour ajouter
à la confusion. On peut supposer
que le genre alkanna regroupait diverses espèces
dont on extrayait le même colorant rouge, ou bien que l'orseille
ressemble assez au henné pour qu'on ait pu lui donner
son nom.
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- L'orcanette est utilisée depuis
l'Antiquité dans tout le bassin méditerranéen,
jusqu'en Inde, au Japon, en passant par la Laponie, la Sibérie.
Elle est citée par Pline (livre XIIIe de son Histoire
Naturelle) et Dioscorides, qui a parlé des différentes
acceptations de "l'anchusa, que certains nomment Calix,
d'autres Onoclea, Catanchusa, Lybica, Archibellion, Onophyllon,
Porphyris, Mydusa, Salyx, Nonea..."
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- L'orcanette ("arquenet)"
est citée dans les deux grands textes culinaires du moyen-âge,
le
Mesnagier (Ménagier) de Paris et le Viandier de Taillevent.
Ce dernier est un livre de cuisine attribué à
Guillaume Tirel (1310-1395), dit Taillevent, qui fut enfant de
cuisine de Jeanne d'Evreux, puis, en 1346, écuyer au service
de Philippe de Valois et, en 1355, queux du roi, avant d'être
sergent d'armes en 1368 et premier queux (chef des cuisines)
en 1373 sous Charles V. Anobli par Charles VI en 1381, il sera
nommé "Maistre des Garnisons des Cuisines du Roi"
en 1392. Il fut enterré au prieuré Notre Dame à
Hennebont.
- L'alkannine est toujours utilisée
dans l'industrie alimentaire, mais aussi dans les cosmétiques.
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- En médecine, la racine de la
plante est utilisée depuis des temps immémoriaux,
en interne comme antidiarrhéique (ce qui est invérifié
à ce jour), en externe contre des maladies de peau.
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