-
- PIGMENTS ROUGES
(rubrus, rubrum)
|
-
- Minium,
-
- Minium, Minium secondarium
(Pline)
- (Stupium, Stoppium, Stuoium
Cerussa, Usta, Siricum) ?
-
- Pb3O4
|
- Le minium est une céruse
(carbonate de plomb) vivement brûlée (480°)
afin de lui ôter son carbone. Très toxique
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
|
- Du temps des Romains, le terme
de miium désignait à la fois le cinabre (minio
: sulfure de mercure) et le minium, dans sa moderne acception.
Pline rapporte que les Romains auraient découvert ce dernier
accidentellement, à la suite d'un incendie, quand, sous
l'effet de la chaleur, du blanc de céruse vira au rouge
vif.
-
- Voir aussi : miniature,
et rubrique
1
2
- 1.
Broken Hill, New South Wales,
Australia.
- 2.
Pigment
|
-
- Cinabre
-
- Minio, Minium, Cinnabaris,
-
- HgS
|
-
- Sulfure de mercure naturel.
- "Au
Moyen-âge, en Orient, les plus importants documents étaient
signés avec une encre à base de cinabre (à
Byzance, l'empereur seul pouvait l'employer) tandis qu'en Occident
(certaines sources évoquent le XIIIème siècle,
d'autres le XIIème) certaines enluminures étaient
réalisées à l'aide d'une encre à
base de cinabre et de sanguine. Les artistes de l'époque
prenaient soin d'isoler cette substance trop réactive
aux autres pigments à l'aide de vernis et de la protéger
des rayons solaires en posant par dessus des glacis (garance).
Curieusement, différentes recettes médiévales
évoquent souvent l'adjonction assez dégoûtante
de cérumen."
- extrait
de http://www.dotapea.com/vermillons.htm
-
----
|
-
- Nous tenons ce mot des Grecs ( kinnabari)
et des Latins (cinnabaris) qui le tiennent eux-mêmes
des Perses (zanjifrah). Son étymologie n'est pourtant
pas éclaircie parfaitement.
-
- La légende la plus connue concernant
le cinabre a été racontée par Pline : un
dragon, ayant son sang en feu dans son propre corps, se servit
pour le rafraîchir du sang d'un éléphant.
Pline disait, par ailleurs que le cinabre coûtait aussi
cher que le bleu d'Alexandrie et quinze fois l'ocre rouge d'Afrique.
-
- Sachant que les Alchimistes appelaient
"sang de dragon" le cinabre minéral, puis que
ce mot a aussi désigné (entre les XIVe-XVIIe s.)
une boisson rouge extraite d'un palmier résineux (Le Dracaena
terminalis chinois ?), élixir que l'on supposait être
un mélange de sang de dragon et d'éléphant,
on est tenté de dire que le mot nous parle du sang, d'un
animal fabuleux ou non, quelque part en Orient. Ce cinabre minéral
a son pendant végétal, appelé comme il se
doit sang
de dragon.
-
- Différents
pigments rouges ont été confondus au moyen-âge,
qui faisait parfois que cinabre, minium et vermillon étaient
des appellations interchangeables.
-
-
|
- Vermillon
-
- Minio, Minium, Cinnabaris
|
- Très proche du cinabre, c'est
aussi du sulfure
de mercure, cette fois additionné de soufre, ce qui le
rend très opaque, très couvrant.
- Le cinnabre et le vermillon étaient
synonymes pour les anciens, ce qui était peut-être
vrai certains cas, faux dans d'autres. Il semblerait en tout
cas que ce soient à peu près les mêmes recettes
qui ont été employées pour réaliser
ces deux versions de pigments au sulfure de mercure.
|
-
- Probablement transmis à l'Occident
par les Arabes, vers le VIIIe siècle. Les Chinois l'obtenaient
en mélangeant le mercure au soufre en fusion.
-
- Fresque de Pompéï,
dans la villa de Poppée Oplontis.
-
|
-
- Réalgar, realgar
-
- arsenicum rubrum (arsenic rouge)
-
- As2S3
|
-
- Un des sulfures naturels d'arsenic.
-
---
|
De l'arabe "rahj al ghar"
: poussière de mine. Connu pour divers usages en médecine
dans l'antiquité, il est untilisé au moyen-âge
par les alchimistes, qui le surnomment "riz du coq"; |
|
Sinople
Sinopis
SiO2 |
Quartz ferrugineux (hématoïde)
|
- Sinople vient du latin sinopis,
qui désigne la terre rouge de Sinope, une ville d'Asie
mineure, sur la mer Noire (selon Pline). La forme française
"sinopre", puis "sinople" est attestée
à partir du XIIe siècle .
-
- On ne sait pas vraiment comment ce
terme bascula dans le domaine héraldique pour désigner
une couleur....verte!
|