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ABAQUE |
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- Abaque à jetons
- Abaque de poche
- Abaque à jetons
- Les Etrusques employèrent les abaques à jetons, puis après eux, les Romains. Le document le plus connu à ce sujet est celui qu'on nomme la gemme du calculateur étrusque:
Conservé au Cabinet des Médailles à Paris, d'une date incertaine, c'est une pierre gravée sur laquelle figure un homme calculant à l'aide de jetons sur sa table à compter et consignant le fruit de ses calculs sur une tablette de bois portant des chiffres étrusques.
- Quant aux Romains, nous avons de leurs abaques plusieurs témoignages écrits. Citons les Epigrammes de Martial (poète, satiriste latin, environ 40 - 104 après J.C): "Un cabaretier, un boucher, des bains, un barbier, une table de calcul [tabulamque calculosque] avec ses pièces... procure-moi tout cela, Rufus..." ou encore, les Satires de Juvénal: "Il calcule et il remue le derrière. Qu'on mette là les jetons [calculus], que les esclaves viennent à la table [à compter]: tu trouves cinq mille sesterces, en tout. Fais maintenant le total de mes travaux."
- A Rome, l'abaque à jetons consistait en une table, sur laquelle des divisions en lignes parallèles, tracées davance, séparaient les différents ordres dunités de la numération latine. Chacune de ces colonnes symbolisait généralement une puissance de dix. En partant de la droite vers la gauche, la première était associée aux unités, la suivante aux dizaines, la troisième aux centaines, la quatrième aux milliers, et ainsi de suite. Pour représenter les nombres, il suffisait alors d'y placer autant de cailloux ou de jetons (à valeur dunité simple) quil le fallait. Ces pièces de compte furent appelées pséphoi par les Grecs (mot à mot « caillou ou « nombre »), et calculi (singulier calculus) par les Romains. Cependant, certains auteurs (comme Cicéron, dans ses Philosophica Fragmenta, V, 59) les ont désignées sous le nom de aera ("bronze"), par allusion à la matière couramment utilisée à partir de lépoque impériale.
- Reconstitution d'abaque romain à calculi:
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Abaque de poche
- Les Romains ont bien inventé, sans doute avant l'ère chrétienne, une véritable calculatrice de poche. Le témoignage archéologique le plus intéressant est sans doute le bas-relief ornant un sarcophage romain des 1er /2e siècles, conservé au musée du Capitole (ou Capitolin) de Rome, en Italie, et qui nous montre un jeune calculator (dispensator) debout, effectuant une opération arithmétique devant son maître :--
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- Les calculatores ou numerarii était des maîtres de calcul chargé d'enseigner au moyen de l'abaque ou des "comptables", intendants (dispensatores), dans les grandes maisons des patriciens. Les calculatores s'entendaient des hommes libres pratiquant les professions en question. Quand des esclaves pratiquaient les mêmes métiers ils étaient nommés calculones.
- source :
- http://www.vroma.org/images/raia_images/index3.html (calculator)
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