ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE -ABBAYE
Bède le Vénérable, 673 -735 2e partie : l'oeuvre
Analyse
Les ouvrages de Bède nous sont presque tous parvenus. La première édition des oeuvres de Bède est celle de Paris (1544., 3 vol. in-fol.) souvent réimprimée. Nous citerons aussi celle de Cologne (1688) et celle qui est considérée comme la meilleure, celle de J. A. Giles (Opera omnia, Londres, 1843-1844, 12 vol. in-8), accompagnée d'une traduction de ses ouvrages historiques et d'une biographie. Juste après, citons la célèbre édition Charles Plummer (Oxford, Clarendon, 1896, réimprimée en 1946). Les six derniers volumes renferment les commentaires de la Bible. Elle a été reproduite par l'abbé Migne dans sa Patrologie (1855, tome XC à XCV). Plusieurs éditions des oeuvres historiques ont été publiées à part, surtout en Angleterre.
Les écrivains de la période Carolingienne citent, compilent ou empruntent souvent l'oeuvre de Bède, sans rappeler toujours sa paternité : Ses sermons figurent dans la collection de Paul Diacre; Alcuin accapare ses commentaires sur la Genèse pour ses propres desseins dans Questions et Réponses sur la Genèse. Raban Maur (Hrabanus Maurus) intègre la plupart de ses commentaires sur les Actes des Apôtres aux siens propres. Pierre Lombard cite Bède aux côtés d'Augustin, Grégoire et les autres Pères de l'Eglise. Par ailleurs, Thomas d'Aquin ( Thomas Aquinas) cite Bède dans sa Summa Theologiae. Dante installe Bède dans son célèbre Paradis, où il est introduit par Thomas d'Aquin comme un des douze grands Penseurs.
Des écrits de Bède (dont certains lui sont faussement attribués, d'ailleurs) ont été incorporés aux offices de nuit du Bréviaire Romain. La Réforme fit surgir Bède de nouveau au devant de la scène religieuse, en ce que Catholiques et Protestants s'efforcèrent les uns comme les autres de trouver dans ses écrits l'évidence que, durant le haut moyen-âge, l'Eglise de Grande Bretagne avait reflété leurs propres points de vue.
Nous classerons l'oeuvre de Bède en cinq thèmes :
- histoire
Les ouvrages pédagogiques
En tant qu'enseignant, Bède fut soucieux, dès le début de son oeuvre, de donner à ses élèves les bases qu'on estimait à l'époque nécessaires à l'étude des Ecritures : la langue latine, la réthorique, des rudiments de science naturelle, pour le principal. A cet effet, il rédigea un traité, De Orthographia (peut-être, le premier ouvrage de l'auteur ), un livre, De Schematibus et Tropis, écrits entre 691 et 703. Les figures de rhétorique y sont expliquées par des exemples empruntés essentiellement à la Bible, plus exactement au texte de la Vulgate, que Bède identifie avec l'original au point de se fonder sur elle pour énumérer des types d'homéotéleute (répétition d'un son ou d'un groupe de sons à la finale de plusieurs mots successifs). Il écrivit aussi une métrique (De arte metrica, même datation que les précédents), qui offre certains détails intéressants pour l'histoire de la littérature latine, en plus d'une petite cosmographie (De natura rerum, avant 725 pour Plummer, vers 703 pour Laistner ). Le De Temporibus 703, qui est une synthèse didactique de son grand ouvrage sur la computation sera commenté au chapitre suivant.
Les ouvrages "scientifiques"
Bède passa beaucoup de temps à comprendre les problèmes de computation, et plus spécialement les problèmes calendaires. C'est une chose assez compréhensible pour qui vit dans un monde fondé sur un livre du passé, la Bible, dont l'histoire voit défiler de grands pans de l'histoire du monde, mais aussi un monde perpétuellement rythmé par les célébrations liturgiques."...;en Occident, il fut le premier à créer, ou du moins à avoir mentionné un calendrier fondé sur le cycle luni-solaire de dix-neuf ans de Méton, et calculé et mis en tables un cycle de cinq cent trente-deux ans des dates de Pâques. Il semble qu'il ait construit celui-ci à partir de travaux antérieurs (un premier cycle de quatre-vingt-quatre ans et un autre de cinq cent trente-deux ans) qu'il parvint à concilier. C'est lui aussi qui, le premier, utilisa pour date de référence la naissance du Christ, donnant ainsi l'envoi à l'usage de l'ère chrétienne par les historiens et, plus tard, par tout le monde. Bède s'intéressa également aux marées, un phénomène très frappant à Jarrow et à Wearmouth, qui sont situés tous deux à l'embouchure de rivières se jetant dans la mer du Nord. Il nota qu'à ces endroits l'heure de la marée haute était affectée par les conditions locales, attirant ainsi l'attention sur un phénomène dont on reconnut plus tard qu'il touchait tous les ports de mer dans le monde entier, et qu'on appelle "l'établissement du port" " (extrait de l'Histoire Mondiale des Sciences de Colin Roman, aux éditions du Seuil, collection Points, série sciences, janvier 1999).
Ainsi, Bède écrivit dés 703 un opuscule, De Temporibus, complété ensuite par un grand ouvrage chronologique, De Temporum ratione avant 725 , qu'Hideler (Handbuch der Chronologie, II, 292) appelle "un manuel complet de chronologie pour les dates et les fêtes". Bède y parle du jour, de la nuit, de la semaine et, en particulier, de "la grande semaine" c'est à dire celle des âges du monde, des mois, chez les divers peuples et, en particulier, chez les Angles, des signes du zodiaque, des équinoxes, des solstices, etc. Le livre se termine par des notions sur les épactes, le cycle binaire, la détermination de la féte de Pâques et un canon pascal à partir de l'année 532. Quatre chapitres sont consacrés aux septième et huitième âges du monde, c.-à-d, à ceux qui suivent immédiatement l'époque de Bède. Le septième âge sera celui du sabbat éternel ; le huitième, celui de la bienheureuse résurrection. Ces âges du monde correspondent aux jours de la semaine des souffrances du Christ. L'histoire des six premiers âges du monde, que Bède fait partir de la création pour la mener jusqu'à son temps, et qu'il intitule Chronicon, sive de sex huius saeculi aetatibus, complète, au point de vue pratique, les données théoriques et mystiques de l'ouvrage précédent. Cette histoire des âges du monde est fondée sur la Cité de Dieu de saint Augustin et sur les Chroniques d'Eusèbe, ainsi que les oeuvres de Pline, de macrobe, de saint Jérôme et d'Isidore de Séville. Ces"Chronicon" ont été éditées par Mommsen dans "Monumenta Germaniae historica" (4 tomes, 1898).
Précisons aussi que, dans son livre de lettres, Liber epistolarum ad diversos, on trouve un certain nombre de traités scientifiques, dans lesquels il apparaît que Bède connaissait la rotondité de la terre.
Bède a étudié aussi un peu de médecine et écrit un ouvrage sur la saignée, intitulé De Minutione Sanguinis Sive de Phlebotomia, traduite du latin en anglais par William Sharpe [The Quarterly of the Phi Beta Pi Medical Fraternity 52 (1955-1956) 82-87]
Par ailleurs, dans son pénitentiel, Bède traite par exemple de l'avortement et dit à ce sujet : "La mère qui tue l'enfant qu'elle porte dans son sein avant le quarantième jour après la conception jeûnera pendant un an, et après le quarantième jour, pendant trois ans." suivant en cela la théorie aristotélicienne de l'animation du foetus (40e jour pour les embryons mâles, 80e jour pour les embryons femelles).Les ouvrages historiques-----
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Bède, début de l'Historia ecclesiastica gentis Anglorum, manuscrit du IXe siècle.
Le plus connu est l'Histoire ecclésiastique de la nation anglaise (Historia ecclesiastica gentis Anglorum, 731 ), qui fait de Bède le premier historien de la Grande Bretagne. Non seulement, Bède analyse, critique et contredit parfois les sources de ses informations, agissant là en vrai historien, chose peu commune à l'époque, mais de plus, le moine de Jarrow replace la fondation de son pays dans un contexte (l'empire romain) et réalise au mieux la synthèse de ses connaissances : Cette ensemble de choses fait de Bède un historien bien plus moderne que la plupart de ceux de son temps, sans compter qu'il écrit cette histoire de manière littéraire.
C'est une histoire qui se divise en cinq livres :
1er livre : Description de la Bretagne et histoire depuis la conquête de Jules César, avec la conversion des Anglais au christianisme et l'histoire ecclésiastique du pays jusqu'à la mort du pape Grégoire le Grand
2e livre : de la mort de Grégoire, qui avait eu une grande influence sur l'histoire de l'Eglise d'Angleterre, jusqu'à la mort d'Edwin, roi de Northumbrie (633)
3e livre : de 633 à 665, année où Théodore fut sacré par le pape archevêque de Cantorbéry (Canterbury)
4e livre : va jusqu'à la mort de Cuthbert (auquel Bède a consacré un autre ouvrage dont sera plus loin question.
5e livre : se termine à l'année 732 ; sa conclusion montre l'état prospère de la Grande-Bretagne, prospérité qui permet à plusieurs personnages nobles de quitter la vie du monde et de déposer les armes pour entrer en religion. La première édition, extraordinairement rare, en a été donnée en 1474 à Strasbourg. La meilleure fut longtemps celle donnée par Giles (Londres, 1847).
La chronique de Bède, qui a dans l'ensemble certains rapports avec celle de Grégoire de Tours, est, surtout dans les deux derniers livres, intéressante pour l'histoire de la civilisation et des lettres. A noter, enfin, que 17 manuscrits de l'Histoire Ecclésiastique copiés entre le VIIIe et le XVe siècle contiennent un poème de Caedmon, considéré comme le premier poète anglais connu. Les deux plus anciens d'entre-eux restituent le poème en dialecte northumbrien : il s'agit des manuscrits de Moore (VIIIe siècle ) et de Leningrad (746 :
), appelés ainsi parce que conservés respectivement à la Librairie Moore de l'Université de Cambridge et à la Librairie Publique de Léningrad (Saint Pétersbourg).
A coté de l'histoire ecclésiastique, il faut citer un recueil de biographies des abbés de la communauté, que Bède avait eus pour maîtres ou amis (avant 716, pour la période 681-716) et qui complète l'histoire ecclésiastique : Vita beatorum abbattum Wiremutensium et Girvensium, Benedicti, Ceolfridi, Easterwini, Sigfridi atque Huetberthi, plus connu sous le nom d'"Histoire des abbés de Wearmouth et Jarrow". Ce livre donne des renseignements curieux sur la vie ecclésiastique en Angleterre au VIIe siècle.
L'Histoire Ecclésiastique a été traduite en anglo-saxon par le roi Alfred le Grand, roi de Wessex (871-878) et des Anglo-Saxons (878-899), par ailleurs homme de culture et saint. Précisons qu'Alfred est considéré comme le premier roi de tous les Anglais. Citons deux traductions récentes en français : Histoire ecclésiastique du peuple anglais, traduction. Ph. DELAVEAU, Paris, 1995 chez L'aube des peuples et Histoire ecclésiastique du peuple anglais, I. Conquête et conversion, traduction O. Szerwiniack, Florence Bourgne, J. Elfassi, M. Lescuyer, Agnès Molinier, Paris, 1999 chez La roue à livres.
Aux ouvrages historiques de Bède se rattache un martyrologe (Martyrologium de natalitiis sanctorum diebus, entre 725 et 731 ), qui a eu une certaine influence sur les recueils similaires du moyen-âge. On a remarqué que l' auteur semble se complaire à des récits réalistes des tortures des saints (par exemple, la passion de saint Pacôme, racontée au 14 mai.
Poésie et musique
Il composa aussi un certain nombre de poèmes ou plutôt d'ouvrages en vers, qui semble-t-il, n'ajoutent rien à sa gloire. Nous ne les possédons pas tous. Il cite lui-même un livre d'hymnes et un livre d'épigrammes (Liber hymnorum diverso metro syve rhythmo et Liber epigrammatum heroico metro sive elegiaco) qui ne nous sont pas parvenus.
Un supplément à la biographie des abbés de Wearmouth-Jarrow, supplément qui fait l'effet d'un roman à coté de l'histoire, c'est le double ouvrage en vers et on prose sur la vie et les miracles de saint Cuthbert, évêque de Lindisfarne. Le poème sur les miracles de saint Cuthbert (De miraculis sancti Cuthberti), qui fut composé avant l'ouvrage en prose De vita et miraculis sancti Cuthberti, episcopi Lindisfarnensis, vers 720, n'aurait pas, aux dires des spécialistes, de valeur au point de vue de la versification. Dans le même ordre d'idées, Bède a composé en prose, à l'usage du commun des lecteurs, une vie de saint Félix, d'après le poème de saint Paulin de Nole. D'un autre coté, la plupart des hymnes qu'on attribue à Bède sont apocryphes. Le seule dont on puisse garantir l'authenticité, c'est celui qu'il composa en l'honneur de la virginité de la reine Etheldrida, qui était entrée dans la vie monastique et devenue abbesse. Cet hymne, inséré dans l'histoire ecclésiastique où elle nous a été conservée, est d'une versification assez pure, mais sans élan.
L'édition des oeuvres de Bède le Vénérable publiée en 1611 attribue à ce moine deux ouvrages sur la musique, intitulés Musica quadrata et Musica theoretica. Déjà, en 1565, on avait publié les oeuvres musicales de Bède sous le titre de Bedae venerabilis de musica libri duo (Basle, in-8). Depuis cette époque, les ouvrages théoriques attribués à Bède le Vénérable ont été restitués à l'auteur que l'on désigne sous le titre du nommé Aristote (Opera cujusdam Aristotelis) et que Coussemaker a publiés dans les Scriptores de musica medii oevi.
Exégèse, sermons
Les écrits exégétiques de Bède, sous forme de commentaires, occupent une grande place dans l'oeuvre du moine de Jarrow. C'est peut-être sur ce sujet, comme sur celui de l'histoire, que les qualités intellectuelles de Bède aparaissent le mieux. De la rigueur dans la préparation (validation ou invalidation de sources, avertissements au lecteur des problèmes rencontrés) à celle du commentaire lui-même (critique textuelle, face à face traduction-original, erreurs de copie, etc...), on est surpris par le professionnalisme, de la modernité de ce chercheur du Haut Moyen-Age.
De nombreux textes bibliques ont été commentés par Bède, dans des écrits très fragmentés. On citera le Pentateuque, les livres des Rois, Esdras, Tobias, le Cantiques des Cantiques, etc... Pour le nouveau testament, Bède a commenté les évangiles de Marc, de Luc ( celui de Matthieu ne serait pas authentique), les Actes des Apotres, les épîtres de Paul et l'Apocalypse.
Les sermons de Bède ont aussi la forme de commentaires, exclusivement sur les évangiles. Une collection de cinquante d'entre-eux occupent deux volumes chez Giles et Migne, sont pour la plupart authentiques, à l'exception de quelques uns, à propos desquels certains spécialistes ont une certaine réserve (Morin dans la "Revue Bénédictine", IX, 1892, 316.).
Un dernier mot sur le fait que les Anglais disent que Bède répandit l'usage du chapelet, connu sans doute depuis la plus haute antiquité dans de nombreuses cultures, particulièrement laculture brahmanique. En Occident, les moines ne tardèrent pas à utiliser des grains percés dun trou et enfilés sur un cordon comme lavaient fait les disciples de Vishnu, Civa ou Brahma. Les
chapelets actuels ne seraient que des copies perfectionnées de leurs ancêtres.
Chronologie
Extraite du site (puis traduite) :http://www.ehsbr.org/faculty/houghtonj/medstud/chrono.htm
La plupart des oeuvres de Bède ne comportent pas d'indication de date. Pour celles-ci, la seule date connue est la mention sur une liste donnée à la fin de "l'Histoire Ecclésiastique" de Bède : i.e, 731. Certaines oeuvres précisent ou se réfèrent à des dates spécifiques, quand d'autres portent des commentaires indiquant leur ordre relativement aux autres travaux de l'auteur. Dans cette liste, j'ai principalement suivi Plummer, Baedae Opera, I, cxlv-clix ("On the Chronology of Bede's Writings"), où sa méthode de datation est méthodiquement démontrée. Voir aussi M. L. W. Laistner et H. H. King, A Hand-List of Bede Manuscripts (Ithaca: Cornell UP, 1943).
691/703: De arte metrica; De schematibus et tropis
? 691/703: De orthographia ("peut-être la première oeuvre de Bède" dit Laistner)
703: De temporibus
703/709: première version of In Genesim; première version of Expositio Actuum
703/709: In Apocalypsin
<705: Vita metrica Cuthberti (Laistner, 705/716)
708: Epistola ad Plegwinum...de Sex Aetatibus Saeculi
708/716 : Expositio Actuum Apostolorum (et Nomina regionum)
? 709/716 : In epistolas catholicas (In 1 Joannem fut adressée à Acca en plus d' Expositio)
709/716 : In Lucam
716: In primam partem Samuhelis
716 : De mansionibus filiorum Israel; De eo quod ait Isaias `Et claudentur' (Epîtres à Acca)
>716: Historia Abbatum
>716: In Marcum
vers 720: Vita Sancti Cuthberti
vers 725: Edition de In Genesim en deux livres pour Acca
vers 725: In Regum librum quaestiones XXX
<725: De ratione bissexti
<725: De natura rerum (Laistner, vers 703)
<725: De temporum ratione
725/731: Martyrology
725/731: Edition complétée d' In Genesim en quatre livres
725/731: In Ezram et Neemiam
?725/731: Retractatio in Actus Apostolorum
?<729: De tabernaculo
729/731: De templo
731: Epistola ad Albinum
731: Historia Ecclesiastica
734, Nov. 5: Epistola ad Ecgbertum
Avant 731, sans datation certaine :
In Cantica Canticorum
In Canticum Habbacuc
Collectaneum from Augustine on the Pauline Epistles
Homeliae
Hymni
In librum beati Tobiae
De locis sanctis
Octo Quaestionum Liber
In Proverbia
Vita Sancti Anastasii
Vita Sancti Felicis
Sources :
- http://www.ocf.org/OrthodoxPage/reading/St.Pachomius/bede.html (histoire des anglais en anglais)
- http://www.northumberland.gov.uk/VG/flag.html
- http://www.nga.gov/cgi-bin/pimage?38952+0+0 ( image saint john dictating...)
- http://www.ccel.org/w/wace/biodict/biodict.thm
- http://www.newadvent.org
- http://www.dur.ac.uk/~dla0www/c_tour/point4.html
- http://bede.net/
- http://www.faculty.de.gcsu.edu/~dvess/ids/medieval/bede1.htm
- http://www.library.utoronto.ca/utel/rp/poems/caedmon1.html
- http://www.ehsbr.org/faculty/houghtonj/medstud/chrono.htm (chronologie des oeuvres)
- http://www.ehsbr.org/faculty/houghtonj/medstud/life.htm (biographie)
- Histoire Mondiale des Sciences de Colin Roman, aux éditions du Seuil, collection Points, série sciences, janvier 1999
- http://www.uni-trier.de/~multimed/ae/books.htm (illustration de l'Historia Ecclesiastica...)